Les Tanneries sont menacées! Appel à soutien!
Occupant des locaux appartenant à la mairie, Les Tanneries ont vite été
menacées d'expulsion par la municipalité, celle-ci choisissant
logiquement la répression comme moyen de réponse au "problème"
posé par l'occupation de lieux vides. Cependant, une large campagne de
résistance a permi d'instaurer un certain rapport de force, qui a abouti
début 2000 à ce que la mairie accepte la signature d'une convention
d'occupation, à la condition que le lieu soit mis aux normes.
Ci-dessous, quelques traits de la résistance, qui prit la forme de fêtes
de rues, de lettres aux maires envoyées par centaines, de manifs ou encore
de journées portes-ouvertes et de tables de presse...
Contre la destruction des Tanneries! - Résistance!
Bilan du soutien au 3 juillet 1999 - 16 octobre 1999 : la lutte continue...
Contre la destruction de l'espace autogéré des Tanneries!
L'Espace autogéré des Tanneries, lieu de vie et centre culturel
et social est menacé de destruction à court terme par la municipalité
de Dijon. Celle-ci nous a fait savoir officiellement qu'elle souhaitait notre
départ afin de pouvoir raser les anciennes tanneries que nous occupons.
Au moyen de ce tract, nous souhaitons rappeler les bases de notre projet, présenter
le bilan de nos 8 mois d'existence et appeler à un large mouvement de
soutien et de protestation afin d'empêcher la disparition du lieu.
Depuis le 30 Octobre dernier, les locaux administratifs des Tanneries (13 et 15 bd de Chicago),
laissés à l'abandon par la municipalité depuis 1995, sont en effet occupés par
un collectif d'individu-e-s et d'associations dijonnaises.
Le mode de fonctionnement du lieu est fondé sur une réflexion et
une critique à propos de la société de consommation et d'un
système où prédominent les rapports de pouvoir et de
profit. L'idée de départ était:
- de créer des alternatives sociales et culturelles.
- de concilier un lieu d'habitation avec un espace d'activité créatif et ouvert à tou-te-s.
- de fonctionner sur un principe d'autogestion où tou-te-s celles et ceux qui le souhaitent
peuvent s'impliquer activement dans les activités et la gestion de l'espace.
Après 8 mois, nous pensons être largement parvenu-e-s à concrétiser
ces projets et sommes en mesure de tirer un bilan positif de notre action. En
effet, ce lieu est rapidement devenu un centre culturel important au sein de
l'agglomération dijonnaise. Les ateliers créés ont permi
à de nombreuses/x individu-e-s de s'exprimer sous des formes multiples
et dans la gratuité (peinture murale, cinéma, labo photo, sérigraphie,
cirque, locaux de répétition, bibliothèque, atelier de
percussions, réparation de vélo) et de se produire ou d'exposer.
Nous avons à notre actif plus de 60 manifestations
culturelles publiques: théâtre, chanson, débats, concerts avec
de nombreuses/x artistes de France et d'ailleurs, cinéma indépendant, cirque,
expositions... Le projet a receuilli des centaines de signatures de soutien
individuel et de la part d'associations locales.
Les formes de gestion collective et la place primordiale qui était laissée
à l'initiative personnelle ont apporté une expérience stimulante.
Elle a permi à de nombreuses personnes de s'impliquer activement dans la vie
culturelle ou sociale sans se cantonner au rôle de consommateur passif que
réserve trop souvent la culture institutionnelle ou commerciale. Le lieu
a conservé un esprit d'indépendance, de refus de toute logique
de profit et fonctionné sans aucune subvention.
Les Tanneries représentent donc une expérience
unique à Dijon. Le nombre de visiteuses/rs et de participant-e-s,
ainsi que les échanges enrichissants qui se sont développés
au niveau local et national (notamment avec d'autres lieux de ce type) ne peuvent
que nous inciter à poursuivre dans cette optique.
Pourtant, nous avons appris début juin que la mairie (à qui nous avions
proposé en novembre d'établir un bail précaire) s'apprête
à raser dans les 3 ou 4 mois à venir l'ensemble du site des anciennes
tanneries dont les locaux administratifs, et ce sans projet de reconstruction
à l'appui. Selon les employés de la mairie qui ont bien voulu
nous rencontrer ou répondre à nos questions, les tanneries doivent
en effet être détruites pour laisser le terrain en "friche industrielle"
(comme le quartier des Péjoces n'en manque déjà pas) et selon
les informations provenant du district de l'agglomération, il n'y a aucun
projet à court terme mais "les bâtiments doivent être démolis
parce que squattés". Ils nous ont maintenant demandé officiellement de
libérer les lacaux afin de pouvoir procéder à leur destruction.
Le lieu et ses activités se trouvent donc gravement menacés.
Si la démolition survient, une dizaine de personnes, dont certaines en
situation précaire, vont de plus se retrouver à la rue. L'expérience
positive de vie collective (et d'implication dans la gestion du lieu) qui s'est
construite autour de nos 8 mois d'existence va de fait être anéantie.
Au lieu d'encourager la multiplication d'expériences destinées
à redonner de la vie aux quartiers excentrés et à lutter
contre la dégradation des liens sociaux, les autorités locales
cherchent ainsi à les faire disparaître.
Nous avons malheureusement d'ores et déjà de fortes présomptions quant à
l'argumentation à venir des portes-paroles de la mairie face à
nos protestations:
Il est possible qu'ils avancent quelque vague projet pour se justifier face à
l'opinion publique. Cela ne les empêchera pas de laisser le terrain vacant
pour un temps indéterminé, tout comme ils ont, pendant de nombreuses années,
laissé les locaux des anciennes tanneries à l'abandon.
Il est probable qu'ils s'emploient dans le même temps à nier nos
réalisations et la possibilité que le lieu perdure sous prétexte
que tout cela ne rentre pas dans les cases administratives des structures
officielles. Nous ne pourrons alors que les renvoyer aux faits: qu'ils le veuillent
ou non, sans profit ni subventions, l'espace fourmille d'activités et de
projets constructifs.
En réalité, il semble clair que ce qu'ils choisissent de ne pas
tolérer, c'est l'existence d'un espace qui ne soit pas encadré et
contrôlé par les structures institutionnelles ou commerciales. Nous
espérons bien évidemment qu'ils ne s'enfermeront pas dans cette
logique!
Parce qu'il nous semble absurde et profondément
injuste de la part de la Mairie de détruire un espace culturel actif et
un habitat qui ne lui coûte rien pour le remplacer par un terrain à
l'abandon,
Parce que nous souhaitons continuer à développer notre projet,
Parce que la destruction des bâtiments à l'exclusion de notre espace
d'activité ne pose pas de problème technique majeur...
Nous demandons que les locaux administratifs que nous occupons soient conservés
et à ce que l'Espace autogéré des Tanneries puisse continuer à
exister. Nous sommes évidemment disposé-e-s à rencontrer
l'équipe municipale pour en discuter.
___
Nous appelons, afin d'appuyer nos revendications, à
un soutien urgent et massif...
Il est dès maintenant possible de nous aider de différentes
manières:
- en participant nombreuses/x au rassemblement de soutien du samedi 26 juin à
15 heures place de la Libération.
- en venant nous rencontrer sur place et visiter l'Espace autogéré des Tanneries.
- en assistant aux journées portes ouvertes qui se
dérouleront les 25, 26 et 27 juin (au programme: présentation
des ateliers et réalisations, expositions, nombreux spectacles, discussion-bilan
sur le lieu).
- en nous aidant à faire connaître notre situation notamment par le
biais de tracts et de pétitions (disponibles en grand nombre sur simple
demande).
- en renvoyant au plus vite des lettres de protestation
au Maire de Dijon (nous tenons à votre disposition des lettres-types,
un exemple de lettre type à imprimer est disponible en cliquant ici),
par courrier, par fax et/ou par courrier électronique.
adresse à laquelle envoyer les lettres de protestation:
M. le maire de Dijon
Place de la Libération
BP 1510
21033 Dijon Cedex
...par fax:
au 03-80-74-52-94
...par e-mail:
sur le site de la Mairie:
http://www.ville-dijon.fr/contact/index.htm
sur lequel laisser un message (copier/coller la lettre type et remplir les cases
Nom, Prénom, etc...)
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Bilan provisoire de la campagne de soutien contre la destruction de l'espace autogéré des Tanneries au 3 juillet 1999
Depuis que la campagne contre la destruction de l'Espace autogéré
des Tanneries a été lancée à la mi-juin, et suite
aux menaces d'expulsion de la Mairie, le lieu a bénéficié
d'un fort soutien. Le but principal était d'amener la municipalité
à ne pas demeurer dans une logique de répression mais d'aboutir
au contraire à un dialogue qui permette d'empêcher la destruction
des locaux administratifs que nous occupons et d'assurer un avenir à cet
espace. Quelques semaines plus tard, nous sommes toujours là mais la
municipalité n'a pas encore renoncé à sa volonté
de démolir. Etant donné qu'il n'est pas exclu que la situation
évolue rapidement - en bien ou en mal, il nous semblait important de
faire le point sur les actions ayant déjà été
menées, de tirer des conclusions sur les différentes initiatives
de soutien au lieu, d'en proposer ici un petit bilan.
Rappelons pour commencer que rien n'est gagné, loin de là, et
que malgré l'importance du soutien dont nous avons bénéficié,
il convient plus que jamais d'afficher notre refus de voir cet espace autogéré
disparaître et de continuer à se mobiliser aussi longtemps qu'il le
faudra.
A Dijon et ailleurs, le soutien...
Malgré les menaces dont nous sommes victimes, nous pensons pouvoir porter
un regard positif sur les semaines passées et ce fut une bonne surprise
de constater le soutien extrêmement varié que peut susciter un tel
projet !
Un large réseau associatif s'est constitué pour assurer la défense
du lieu. Plus généralement, c'est un grand nombre d'individuEs qui
se sont montréEs interesséEs par le lieu, par les perspectives
qu'il offre, par ce qu'il propose dores-et-déjà, et qui nous ont
aidés, en signant des pétitions, mais aussi en organisant des activités
au sein du lieu, en participant matériellement à sa vie et à
sa défense.
En l'espace de 2 semaines, plus de 2000 signatures de pétitions ont été
regroupées, s'ajoutant à celles recueillies depuis la création
du lieu.
Un autre mode d'action a également été employé autant
que possible : l'envoi de lettres de protestation à la Mairie. Plus de
500 lettres ont pour l'instant été envoyées par notre intermédiaire.
Il semble qu'un grand nombre de personnes (difficilement évaluable !) s'en
soient également chargées individuellement.
Parallèlement à l'envoi de lettres individuelles à la
Mairie, une campagne de protestation à un niveau plus large (mondial,
rien que ça !) a été engagée par le biais d'Internet.
Grâce à la mobilisation d'individuEs, de collectifs, de squats et
d'autres lieux alternatifs du monde entier, la Mairie a reçu, au cours
des dernières semaines, quelques centaines de messages et de faxs de protestation,
provenant de France bien sûr, mais aussi de toute l'Europe, des Etats-Unis
ainsi que de divers pays des continents asiatiques et sud-américains.
L'Espace autogéré des Tanneries a par ailleurs suscité
l'intérêt de nombreux médias locaux et nationaux qui se
sont fait l'écho de la campagne lancée contre sa destruction.
De la même façon, nous avons pu compter sur le soutien de la
presse alternative française et européenne.
Le samedi 26 juin, au cours des journées portes ouvertes, une manifestation
de soutien a été organisée, à laquelle ont assisté
quelques 200 personnes malgré des conditions atmosphériques peu
propices à la promenade urbaine. Mais nous recommencerons...
Au niveau du (manque de) dialogue avec la mairie...
Suite au défilé en ville, l'Adjoint au Maire aux affaires sociales,
Michel Thiry, a reçu deux d'entre nous. Nous espérions pouvoir
entendre clairement les positions de la Mairie face aux nôtres puisque la
'communication' s'était jusqu'à présent plutôt effectuée
par médias interposés. L'échange s'est pourtant révélé
complètement stérile, et ce pour plusieurs raisons :
- S'il a réaffirmé la nécessité absolue de démolir,
il n'a toujours pas pu expliquer pourquoi la municipalité avait besoin
du bout de terrain que nous occupons de façon aussi urgente, sinon par
de vagues projets de gare TGV ou de logements sociaux, alors que le terrain
n'est pas même en zone urbanisable sur le plan d'occupation des sols. Il
semble finalement que l'empressement de la Mairie est surtout motivé
par notre présence et sa volonté de ne pas accepter l'existence
d'un espace autogéré qui ne soit pas encadré par des
institutions.
- En tentant de ramener le problème à celui de quelques 'soit-disant'
sans-abris aisément relogeables par les services sociaux de la Ville,
M. Thiry, a par ailleurs pris le parti de nier la spécificité
de notre expérience. Cette spécificité c'est, rappelons-le,
un projet de vie collective, nous permettant de mettre en pratique des rapports
sociaux "différents", se voulant en opposition à l'individualisme forcené,
à la consommation et à toutes ses corrolaires, et d'autre part
l'autogestion d'un espace d'activités, l'implication d'un grand nombre
de personnes, les ateliers et les manifestations publiques qui se sont succédés
chaque semaine depuis 8 mois, en toute indépendance des institutions
politiques ou commerciales.
Les Journées porte ouvertes : l'espace autogéré vit !
Si nous avons tout particulièrement cherché à montrer à
la Mairie que l'espace autogéré n'était pas insignifiant, et
que sa disparition présentait un enjeu de taille, nous nous sommes également
refusés à diminuer le nombre d'activités. Bien au contraire,
ces dernières semaines furent l'occasion pour beaucoup de visiter un lieu
qu'ils ne connaissaient pas, de découvrir, pour certainEs, l'existence
et la possibilité même de tels espaces, et tout simplement de
s'amuser, de passer un bon moment, de participer à des ateliers, de
discuter, d'assister à un spectacle ou même d'en créer un.
C'est donc dans l'esprit d'ouvrir le lieu à un large public et de montrer
qu'il est bien vivant, riche de personnes et de projets différents, qu'ont
été organisées les journées portes ouvertes du 25
au 27 juin dernier.
Sur les 3 jours, les visiteurs ont pu assister et/ou participer à des
spectacles de théâtre, concerts, projections de films et autres
performances artistiques comme de la peinture sur mur, des démonstrations
de graff, du jonglage et des acrobaties, un débat sur les squats et lieux
alternatifs, et voir diverses expos...
Pour conclure...
Nous sommes déterminéEs à résister contre la
destruction du lieu dans la rue comme aux tanneries aussi longtemps qu'il le
faudra et souhaitons bien sûr rappeler notre volonté de dialogue.
Nous appelons, afin d'appuyer nos revendications, à un soutien urgent
et massif... Il est dès maintenant possible de nous aider de différentes manières :
- en participant nombreux /euses aux prochains rassemblements de soutien tout au long de l'été.
- en venant nous rencontrer sur place et visiter l'Espace autogéré des Tanneries.
- en renvoyant au plus vite des lettres de protestation (nous tenons à votre disposition des lettres-types) au Maire de Dijon.
- en participant aux activités du lieu qui continueront tout au long de l'été.
- en nous aidant à faire connaître notre situation notamment par le biais de tracts et de pétitions (disponibles en grand nombre sur simple demande).
...plus d'infos dans la section Résistance!
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Espace autogéré des Tanneries, 16 octobre 1999 : la lutte continue...
Nous devons entreprendre des travaux afin de pouvoir continuer nos activités.
Nous lançons donc un appel URGENT à soutien (humain, matériel ou financier).
Après 1 an d'occupation et suite à une campagne lancée par notre
collectif afin d'appeler à un soutien massif face aux menaces de démolition
que faisait peser la Mairie sur l'Espace autogéré des Tanneries, il semble que
celle-ci ait fini par reculer un tant soit peu au cours des dernières semaines.
En effet, lors du Conseil Municipal du 4 octobre, qui faisait suite
aux journées portes-ouvertes et manifestations de soutien des 1, 2 et 3
octobre, le Maire ainsi que l'adjointe déléguée aux affaires culturelles nous
ont fait savoir qu'ils ne lanceraient pas de procédure d'expulsion dans
l'immédiat et que la Mairie renouerait le dialogue avec l'Espace autogéré des
Tanneries.
Néammoins, nos interlocuteurs/trices ont fortement insisté sur la
question des normes de sécurité. Cette question les préoccupe évidemment
beaucoup, d'une part parce que leur responsabilité juridique est en jeu dans
l'affaire et d'autre part, parce que le non respect des normes de sécurité
reste le seul argument valable à leur disposition pour justifier de la
fermeture de l'Espace autogéré des Tanneries à cours terme. Il est clair que
cet argument pourrait leur servir à amorcer diverses procédures de répression
à notre encontre et amener ainsi la fermeture au public du lieu.
Le problème des normes de sécurité va donc sans doute devenir un des
enjeux centraux de la lutte pour la survie de l'Espace autogéré des Tanneries
au cours des prochains mois. Après en avoir longuement discuté, nous avons
décidé de nous lancer au plus vite dans divers travaux de mise aux normes du
bâtiment. Voici les raisons qui nous ont poussé à prendre cette décision:
- Tout d'abord, nous pensons que même si les travaux à effectuer sont
conséquents, cela en vaut la peine. En effet, il nous semblerait absurde,
après 1 an d'acvivités et de travaux d'aménagements, de perdre pour de simples
problèmes de mise aux normes, le lieu et tout ce qu'il offre en tant qu'espace
de création et d'expression libre et indépendante. Face au pouvoir dominant et
à l'omniprésence des rapports de domination, de profit et de consommation, il
nous semble en effet primordial, qu'en parallèle à des projets plus éphémères,
certains lieux puissent, s'ils en ont la possibilité, s'inscrire dans la durée
et servir d'espace de rencontres et d'échanges contribuant au développement
d'expériences et de réseaux alternatifs à Dijon et ailleurs. C'est en tout cas
un des buts que nous nous sommes fixés avec cet espace et ce qui a forgé notre
détermination à résister jusqu'au bout pour le conserver.
- Après diverses études, il nous semble possible, au prix d'un certain
soutien matériel et financier, de réaliser dans des délais relativement brefs les
travaux de mise aux normes indispensables pour éviter qu'une commission de
sécurité ne vienne fermer le lieu du jour au lendemain.
- Il est clair que seul le rapport de force que nous sommes parvenu à
établir grâce à la campagne de soutien, a pu entrainer le recul du Maire et de
certains des ses adjoits. Pourtant, on peut présumer que ceux-ci nous
expulseront sans trop de remords si le contexte redevient favorable à cette
expulsion. De ce point de vue, le problème des normes de sécurité représente
pour eux la solution rêvée pour s'en sortir la tête haute. Nous ne souhaitons
pas leur laisser cette chance.
Nous allons maintenant repartir dans de nouvelles négotiations avec la
mairie afin de nous assurer que nous pourrons conserver les locaux sans menace
d'expulsion et ce pendant une période assez longue pour que les travaux que
nous allons entreprendre ne soient pas faits pour rien. Il nous sera ainsi
possible de voir si la volonté de renouer le dialogue dont ils se targuent est
bien réelle, ou si ils n'ont cherché par là qu'à endormir me mouvement de
protestation entraîné par les menaces de destruction du lieu.
Parce que nous souhaitons conserver l'indépendance que nous avons
toujours considérée comme un aspect primordial de notre projet (il semble de
toute façon hautement improbable que la mairie contribue financièrement à la
mise en conformité d'un lieu qu'elle a toujours souhaité voir disparaître),
nous avons choisi de réaliser et de financer nous mêmes les travaux à
effectuer.
Vous vous êtes impliqués dans la gestion du lieu ou dans la campagne
de soutien ces derniers mois, vous avez pu découvrir et apprécier le lieu au
cours des manifestations publiques qui s'y sont déroulées, ou vous êtes tout
simplement sensible à notre projet... vous pouvez aider très concrètement
l'Espace autogéré des Tanneries au cours des prochaines semaines:
- Nous recherchons tout d'abord des personnes souhaitant s'impliquer dans
la réalisation des travaux que ce soit sur une journée, une semaine ou un mois.
Aucun savoir technique particulier n'est nécessaire pour toute une partie des
travaux à effectuer et tout le monde peut s'y mettre facilement. Cela dit, si
vous vous y connaissez en plomberie, électricité ou maçonnerie, ça pourra
s'avérer extrêmement utile pour certains des trucs qu'il faut qu'on fasse.
- On recherche du matériel pour diminuer au maximum les coûts : toute sorte
de matériel électrique ou de matériaux de construction (plomberie, maçonnerie)
peuvent nous intéresser.
- Il va malheureusement nous falloir aussi une certaine somme d'argent pour
financer tout ça, car dans le cas présent on ne pourra pas tout récupérer ou
fabriquer nous-mêmes. On estime qu'il va nous falloir trouver très rapidement
quelque chose comme 30 000 francs. Il nous faut donc faire appel à votre
solidarité pour financer ces travaux. Cela peut paraître une somme difficile à
rassembler en peu de temps mais c'est loin d'être impossible si nous pouvons
compter sur la participation des personnes qui nous ont soutenu jusqu'à présent!
Cela ne semble donc pas hors de portée, mais ce sera la condition nécessaire
au succès du projet.
Voilà, l'appel est lancé...
Si vous souhaitez nous aider pour les travaux vous pouvez nous contacter par
téléphone, passer nous voir, ou participer aux réunions qui se tiennent
régulièrement aux Tanneries.
Si vous souhaitez nous envoyer un chèque (de 20, 50, 100 F... - ordre : Maloka),
nous aider à diffuser cet appel, organiser un concert de soutien ou toute autre
action de ce genre dans les prochaines semaines... merci d'avance. Tout matériel
pouvant être utile aux travaux est également le bienvenu!
___
Espace autogéré des Tanneries,
13-15-17 bd de Chicago,
21000 Dijon.
téléphone: +33-(0)3-80-666-481
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